Catharisme

catharisme

Au XIIème siècle s’est développée dans le sud de la France une dissidence religieuse nommée catharisme, du grec Kataros, qui signifie « purs ».

Cette croyance chrétienne très critique pour l’Eglise catholique s’est rapidement propagée dans toute l’Occitanie, y compris au sein des familles seigneuriales locales, notamment les Trencavel et les Laurac. Ne pouvant permettre le développement d’une religion et d’une Eglise parallèle dans une région convoitée pour ses richesses, le pape Innocent III décide d’envoyer ses représentants sillonner le midi. Diègue d’Osma, accompagné du chanoine Dominique de Guzman (futur Saint Dominique) tente de maintenir le dialogue et de convaincre par la parole les populations locales. Installé à Fanjeaux, résidence du cathare Guilhabert de Castres dès 1206, Dominique de Guzman fonde une première communauté de moniales à Prouille. A partir de 1208, le pape Innocent III lance la Croisade contre les Albigeois et Simon de Montfort installera des garnisons à Fanjeaux et Montréal. A ce conflit d’origine religieux s’adjoindront des intérêts géopolitiques opposant seigneurs occitans et seigneurs du Nord, à la suite duquel bon nombre de seigneurs locaux se verront déposséder de leurs terres.

S’il reste aujourd’hui peu de vestiges de cette Histoire, le visiteur attentif en rencontrera les traces parsemées sur tout le territoire. De Fanjeaux à Montréal, en passant par Bram, Laurac, ou Gaja-la-Selve, la région résonne encore aujourd’hui des fameuses controverses qui opposèrent les partis catholique et cathare, et conserve le souvenir de cette période marquante de l’Histoire.